Historique

 

Un peu d’histoire

Les trams ont parcouru la ville de Luxembourg jusqu‘en 1964, la dernière ligne à être exploitée étant la ligne 10 qui partait de la place du Théâtre en direction de Beggen. A cette époque et dans l‘euphorie du « tout-auto » les autobus ont pris la relève.

Ce n‘est que quelques décennies plus tard que des projets « futuristes » ont vu le jour, telle l’idée de réaliser un ascenseur horizontal entre le parking du Glacis et le Centre Européen du Kirchberg ou de construire un métro automatique type VAL entre les parkings de la rue de Bouillon à Hollerich et le Plateau du Kirchberg.

Des citoyens avertis issus du milieu des chemins de fer et des organisations environnementales se sont posé la question s’il n’y avait pas d’alternative à ces projets fort coûteux. Entre temps le tramway avait connu une certaine renaissance dans d’autres pays, notamment en France où certains élus locaux avaient compris que, pour un kilomètre de métro, on pouvait réaliser entre trois et cinq kilomètres de tram en surface.

 1991

7 mars 1991 : Constitution de l’Association pour la propagation d’un tramway moderne à Luxembourg, en abrégé Tram asbl.

Septembre 1991: Edition d’un dépliant et participation (au moyen d’un stand) à l’Oekofoire.

21 décembre 1991 : Première visite d’un réseau de trams à Duesseldorf.

 1992

21 février 1992: Présentation en collaboration avec le Mouvement Ecologique et l’Oekofonds des résultats de l’étude du professeur Knoflacher de Vienne : « Un tram pour Luxembourg » au théâtre municipal.

14 mars 1992: Participation au sein de la Chambre des Députés à la table ronde sur la construction de l’autoroute du Nord Luxembourg-Ettelbruck.

Entrevues avec les partis politiques et première prise de contact avec les responsables de la ville de Sarrebruck où le projet d’un train-tram est sur le point d'être finalisé.

2 avril 1992: Exposé de Monsieur Häckelmann sur le projet du train-tram à Sarrebruck.

23 juin 1992 : Première visite à Strasbourg qui à cette époque prépare le retour du tram.

26 novembre 1992: Visite des tramways de Bâle en présence de la presse.

1993

26 avril 1993: Table ronde avec les représentants des partis politiques dans le cadre de la campagne électorale pour les élections communales.

26 août 1993: Visite du réseau de trams de la ville d’Anvers.

Septembre 1993: Edition d’un pin à l’occasion de l’Oekofoire.

 1994

8 mars 1994: Poursuite des contacts avec les responsables du nouveau train-tram « Stadtbahn Saar ».

14 avril 1994: Les responsables du « Saarbahn » présentent leur projet au musée des tramways à Hollerich dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de la TRAM asbl.

5 août 1994: Visite des tramways de Bruxelles et prise de contact avec les responsables de la société de construction de matériel ferroviaire Bombardier.

Septembre 1994: Exposition d’une maquette grandeur nature à l’Oekofoire, représentant le type du « Variobahn » du constructeur ABB.

13 novembre 1994: Visite du tramway de Strasbourg avant son inauguration en présence de la presse.

1995

Le gouvernement de l’époque ayant décidé de lancer un projet multimodal de train-tram-bus (mieux connu sous le sigle de « BTB »), la TRAM asbl annonce sa participation au groupe d’accompagnement officiel.

3 mars 1995: Visite du tramway de Strasbourg à laquelle participent 65 adeptes de ce mode de transport.

6 mai 1995: Reprise des contacts avec Bombardier dans le but de présenter une maquette du tram de Sarrebruck à Luxembourg.

1er septembre 1995: Visite du réseau de trams de Gand.

Septembre 1995: Le top de l’histoire de la Tram asbl: Une maquette grandeur nature du tram de Sarrebruck et chargée sur deux camions arrive à Luxembourg. Dans un geste symbolique cette maquette est offerte en cadeau à la ministre des transports Madame Delvaux, avant d’être transférée à l’Oekofoire du Kirchberg. Dans la suite cette maquette est exposée pendant plusieurs jours sur le parvis de la gare centrale de Luxembourg.

 1996

13 et 14 mars 1996: Participation à une table ronde non publique au sein de la Chambre des Députés, organisée par la commission des transports.

30 mai 1996: Visite du chantier de Sarrebruck en présence de la presse.

25 octobre 1996: Visite des ateliers de Bombardier à Bruges et présentation du véhicule de train-tram destiné au réseau de Sarrebruck.

13 novembre 1996: Autre visite à Bruges à laquelle participent nombreux membres de la Tram asbl.

1997

Mai 1997: Participation à un stand du Ministère des Transports dans le cadre de la Foire Internationale de Printemps au Kirchberg.

7 juin 1997: Train spécial en collaboration avec d’autres organisations à Karlsruhe, ville d’où est née l’idée du train-tram.

2 juillet 1997: Autre visite (en présence de la presse) du chantier de Sarrebruck. Pour souligner l’idée du transport multimodal et écologique la Tram asbl affrète un bus roulant au gaz naturel du Syndicat des Tramways Intercommunaux du Canton d’Esch (TICE).

24 octobre 1997: La Tram asbl est invitée à l’inauguration officielle du train-tram de Sarrebruck.

13 octobre 1997: Nouvelle visite du « Saarbahn » qui trouve un grand écho parmi les membres de la Tram asbl. Pour des raisons pratiques et pour souligner une fois de plus son ouverture la Tram asbl affrète un autobus des CFL.

 1998

Après un début prometteur des attaques polémiques contre le projet de train-tram voient le jour, notamment dans la revue « Auto-Moto-Magazine ». La Tram asbl invite ses membres à se manifester en public, mais la « censure » de l’éditeur fait que les propos recueillis ne sortent jamais leur effet.

13 juin 1998: Bombardier réalise un spot publicitaire en faveur du tram à Luxembourg.

Septembre 1998: Présentation d’un spot réalisé grâce à l’appui des associations qui forment la « plate-forme BTB », à l’occasion de l’Oekofoire. 

13 novembre 1998: Entrevue des associations regroupées au sein de la « plate-forme BTB » avec Madame la Ministre des Transports Mady Delvaux, qui se montre rassurante.

1999

2 février 1999: La « plate-forme BTB » présente une brochure en faveur du projet de train-tram-bus.

Mars 1999: Grave déception: Madame Delvaux annonce qu’elle ne sera pas en mesure de déposer son projet de loi à la Chambre des Députés avant les élections législatives.

29 avril 1999: Table ronde avec les partis politiques. Entre temps la polémique des « antis » bat son plein et certains élus commencent à hésiter. 

Au courant de cette même année (pendant laquelle ont également lieu des élections communales) la Tram asbl participe à des actions de publicité en faveur du projet de train-tram en distribuant des tracts et des autocollants.

Il apparait cependant que l’opposition est tellement forte que les chances de réaliser le rêve de la Tram asbl à courte échéance sont quasiment nulles.

 2000

13 janvier 2000 : Le comité de la Tram asbl a une entrevue avec Monsieur Georges Schummer, ingénieur diplômé, qui prétend que seule une solution souterraine peut sauver le projet. Son exposé n’est cependant pas de nature à convaincre tout le monde.

15 septembre 2000 : Nouvelle visite à Gand qui connaît un grand succès parmi les membres de l’association.

10 octobre 2000: Pour tenter de redresser la situation la Tram asbl organise une visite en autocar de luxe à Strasbourg. Bien que la presse soit invitée à participer aux frais de l’association certains journaux ne semblent pas juger utile ou opportun d’envoyer un représentant …

Sur place les visiteurs peuvent néanmoins apprendre de la bouche de Madame Gauer qui représente les « Vitrines de Strasbourg », que les commerçants strasbourgeois ne s’opposent plus au tram, ce qui réconforte un peu le moral.

 2001

14 septembre 2001 : Visite du réseau de Bonn.

11 octobre 2001 : Des représentants de la Tram asbl participent à un colloque organisé par les Verts au Centre des Conférences du Kirchberg, sur la mobilité dans la grande région.

 2002

Janvier 2002 : Le nouveau ministre des transports Monsieur Grethen présente son projet « mobilitéit.lu », qui reprend certaines idées du projet BTB et qui va même au-delà des visions initiales en plaidant notamment pour la construction d’une ligne nouvelle entre Esch et Luxembourg, mais qui n’aborde pas le passage délicat en ville.

27 mars 2002 : Entrevue avec Monsieur Grethen.

10 juin 2002 : Entrevue avec Monsieur Félix Braz, échevin de la ville d’Esch, au sujet du projet d’aménagement des friches industrielles dans le bassin minier.

2003

Le 14 janvier 2003 le ministre des transports Henri Grethen présente le projet du raccordement ferroviaire du plateau du Kirchberg et de l'aéroport du Findel d’une part, à la ligne de chemin de fer Luxembourg – Gouvy, dite ligne du Nord, et d’autre part, à la ligne de chemin de fer Luxembourg – Wasserbillig. Le projet de loi, modifiant la loi du 10 mai 1995 relative à la gestion ferroviaire, estime les coûts du raccordement, long de 14 kilomètres, à 389 millions d’euros. Il a été adopté par le Conseil de gouvernement en date du 10 janvier 2003.

Les travaux seront réalisés en plusieurs étapes. Le tronçon de Dommeldange – Kirchberg devrait être terminé fin 2006 / début 2007. Ensuite, pourra commencer la construction du tronçon jusqu’à l’Irrgarten qui s’achévera vers 2012/13.

Aux dires du ministre des transports, les coûts du projet comprennent déjà les prix à payer pour l’achat des terrains dont ni l’Etat, ni les communes ni le Fonds d’urbanisation et d’aménagement du plateau de Kirchberg ne sont propriétaires.

Toujours d'après Monsieur Grethen le raccordement ultérieur du quartier du Limpertsberg à ce tracé, en passant par le pont Grande-Duchesse Charlotte reste possible. Aucune possibilité de développement ultérieure du projet n’a été mise à l’écart.

Le 5 août 2003 Monsieur Grethen présente son projet de loi concernant la construction d'une antenne ferroviaire entre Belval-Usines et Belvaux-Mairie.

Ce projet vise en premier lieu la reconversion de la friche industrielle de Belval-Ouest, où sont prévus quelque 20.000 emplois nouveaux ainsi que des logements pour 5.500 habitants.

Bien que la desserte interne du site soit réservée aux autobus, la nouvelle ligne ferroviaire sera appelée à jouer un rôle majeur dans le décongestionnement du trafic routier. Par ailleurs le projet s'inscrit dans la perspective d'un prolongement ultérieur de l'antenne ferroviaire par un nouveau tunnel en direction d'Obercorn, ce qui permettra de redresser utilement la ligne existante au tracé sinueux en raccourcissant le parcours d'environ 950 mètres.  

                                                                                         

        

Le 16 août 2003 la Tram asbl organise sa traditionnelle excursion d'été au musée des tramways à Thuin, ce qui permet aux participants de vivre quelques moments de détente en pleine nature.

 

Le 11 novembre 2003 la Chambre des Députés vote le projet de loi concernant le raccordement du plateau du Kirchberg et de l'aéroport du Findel au réseau ferroviaire. Le «module K» représente en réalité un pas décisif vers l'introduction d'un train-tram au Luxembourg, et de ce fait notre association peut se réjouir d'avoir atteint un but important, même si le centre ville reste à l'écart à ce stade.

2004

A l'approche des élections nationales du 13 juin 2004 le train-tram fait son apparition ... du moins sur certaines affiches.

Le tram, c'est aussi des hommes (et des femmes!) qui s'engagent à son côté.

Le 25 juin 2004, alors que les négociations pour la formation d'un nouveau gouvernement ont juste démarré, on apprend la mort du député socialiste Marc Zanussi, à la suite d'un tragique accident en Normandie.

Marc Zanussi s'était notamment engagé dans le cadre du projet «BTB 2002». Il était pour la Tram asbl un interlocuteur de premier choix. 

Comme s'il fallait saborder à tout prix des projets existants ou faire retarder inutilement leur mise en chantier une nouvelle «initiative» voit le jour en juillet, qui se propose d'enfouir les transports en commun là où ils ne dérangent pas les automobilistes, c'est-à-dire à 60 mètres en dessous du sol. Les adeptes du «RER Luxembourg» qui semblent se recruter dans les milieux conservateurs, se réfèrent surtout aux idées de M. Schummer (voir ci haut).

Du côté de la Tram asbl et des associations qui ont soutenu l'idée du train-tram depuis le début on voit plutôt rouge.

Le 4 août 2004 le premier ministre Jean-Claude Juncker présente à la Chambre des Députés la déclaration du nouveau gouvernement portant sur le programme gouvernemental.

L'extrait suivant est sans doute prometteur:

«Afin d’adapter au mieux l’offre des transports publics aux besoins de mobilité, un effort particulier sera réservé au développement de l’infrastructure ferroviaire sur base de l’intersection des projets saillants tant du projet BTB issu de l’étude « Luxtrafic » que du papier stratégique « mobilitéit.lu ».

En conséquence, le réseau ferré en place, qui forme l’épine dorsale du système d’organisation des transports publics, sera prioritairement complété par les projets suivants :

  • mise à double voie intégrale de la ligne ferrée de Pétange à Luxembourg ;

  • réalisation du raccordement ferroviaire par trains-trams de la ligne du Nord (Gare Centrale/Gare périphérique Dommeldange) au Kirchberg et à l’Aérogare (Findel) ;

  • construction d’un nouveau viaduc « Pulvermühle ».

Sur base de l’évolution des besoins de mobilité sur le territoire de la capitale et de sa périphérie, le Gouvernement fera étudier la faisabilité d’autres extensions du réseau ferré destinées en particulier à connecter les polycentres d’habitation et d’activités existants et projetés. Le concept train-tram assurera l’interopérabilité entre le réseau ferré en place et ses extensions futures par des infrastructures légères vers le centre, voire l’ouest et le sud-ouest de la Ville de Luxembourg.»

Un autre extrait qui figure au chapitre du Ministère de l'Intérieur n'est pas moins intéressant:

«Conformément aux recommandations formulées par l’IVL, le Gouvernement veillera à garantir la possibilité de la création d’un réseau complet de type train-tram sur le territoire de la Ville de Luxembourg. Il fera également analyser l’opportunité de compléter ce réseau par certains tronçons de tram classique de manière à améliorer la qualité de la desserte de la capitale tout en économisant des fonds publics.»

2005

Le 25 mai 2005 on peut lire ce communiqué dans la presse. 

 

21 juillet 2005

On peut lire dans la presse que le ministre des transports M. Lucien Lux et le bourgmestre de la capitale M. Paul Helminger veulent mettre une fin aux querelles politiciennes qui avaient fait dérailler le projet BTB en 1999. Pour relancer l'idée d'une traversée de la ville un groupe de travail composé de représentants du ministère des transports, de la ville de Luxembourg, des CFL, du ministère des travaux publics, de l'administration des Ponts et Chaussées et du ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire devra analyser les potentialités et rechercher des corridors qui soient adaptés.

Dans les milieux de la Tram asbl on souhaite fortement que cette fois-ci le dossier évolue dans une atmosphère sereine et propice de sorte qu'on puisse voir - enfin - le bout du tunnel.

 

9 septembre 2005

En collaboration avec l'Action pour le transport public AÖT la Tram asbl visite le chantier du futur tramway et du tram-train de Mulhouse. 

Le projet prévoit 2 lignes urbaines et une ligne périurbaine qui desservira la vallée de la Thur en utilisant une ligne SNCF existante. Au moment de la visite les travaux d'aménagement au centre-ville ont fait de beaux progrès, et on est à quelques mois de l'ouverture officielle de la première phase.  

Les rames sont déjà prêtes!

 

(Journal, 13.10.2005)

A l'occasion de la rentrée parlementaire le premier ministre M. Jean-Claude Juncker fait une déclaration en faveur d'un tram en ville. Par ailleurs le résultat des élections communales à Luxembourg-Ville permet au parti des Verts d'entamer des négociations avec le parti du maire sortant M. Helminger en vue de former une nouvelle majorité au sein du conseil communal. 

Si l'on sait que les Verts étaient les premiers à revendiquer le retour du tramway avant même la constitution de la Tram asbl, ce sont là des signes prometteurs!

 

10 novembre 2005

Nouvelle déception

Alors qu'on croyait les problèmes politiques enfin surmontés, voilà un autre incident de parcours, assez grave celui-là: On apprend à la radio que les CFL ont déclaré qu'ils sont incapables d'exploiter un réseau de trains-trams.

Dans les milieux de la Tram asbl c'est l'amertume et la colère.

 

2006

22 février 2006

Nouvelle surprise: Alors qu'un groupe d'experts est en train de chercher des solutions pour sortir de l'impasse, l'hebdomadaire «Revue» soulève le voile sur leur travail et révèle que la ville de Luxembourg sera dotée dans une première phase d'un tramway classique.

 

6 mars 2006

Un jour mémorable qui est de nature à nous redonner l'espoir, puisqu'on trouve le communiqué suivant sur le site Internet du Gouvernement, dans le cadre d'une conférence de presse:

Le ministre des Transports, Lucien Lux, et le bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Paul Helminger, ont présenté le 6 mars 2006 les résultats du groupe de travail chargé d'étudier l'extension du réseau ferroviaire léger dans la Ville de Luxembourg.

Le groupe de travail, composé des représentants du ministère des Transports, de la Ville de Luxembourg, du ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire, du ministère des Travaux publics, de l’Administration des Ponts & Chaussées, des CFL et du Fonds d’Urbanisation et d’Aménagement du plateau de Kirchberg, ont conclu dans leur rapport que le "tram léger" constitue le meilleur choix pour la ville de Luxembourg.

Du point de vue financier, le projet du "tram léger" est attractif comparé aux autres alternatives analysées dans le rapport, a souligné par ailleurs le ministre des Transports.

Le projet "train léger" s’intègre facilement dans le tissu urbain et la réalisation se fait à court et à moyen terme. Il rattachera efficacement et à grande capacité la Ville-Haute à la gare centrale et contribue à une réduction sensible du trafic automobile individuel et à la réduction du CO2.

Selon les estimations du groupe de travail, les coûts s’élèveront à environ 580,69 millions d’euros.

Le ministre des Transports a annoncé que la Chambre des députés et le Conseil de gouvernement entameront des débats quant au tracé définitif et quant au financement concret du projet.

8 mars 2006

Le ministre des transports M. Lucien Lux invite les syndicats de cheminots, les représentants de l'Actioun Öffentlechen Transport et une délégation de la Tram asbl pour leur expliquer l'enjeu du nouveau projet de construction d'un tramway urbain. 

 

6 avril 2006

«Bienvenue au 21ème siècle» (Lëtzebuerger Journal, 7 avril 2006)

C'est au tour du parlement de se pencher sur la question.

Les fractions des chrétiens-sociaux, des socialistes, des libéraux et des verts se mettent enfin d'accord et optent pour le «tramway léger», même s'il reste quelques questions à tirer au clair, notamment celle du financement.

La presse cite le ministre de l'aménagement du territoire M. Halsdorf avec les mots, que le tram apporte une «valeur ajoutée psychologique» à l'acceptation des transports en commun et que son importance est plus que locale ou régionale.  

 

12 août 2006

Notre excursion d'été nous mène à Anvers, où nous visitons le musée flamand des tramways et autobus. Par ailleurs nous profitons de l'occasion pour inspecter le chantier du tram dans l'axe du Sint Bernardse Steenweg. La ville d'Anvers au lieu de jeter son tramway à la poubelle dans les années soixante l'a toujours entretenu et modernisé. Les véhicules sont d'ailleurs à l'écartement métrique ... le même que nous avons connu à Luxembourg jusqu'en 1964.

 

29 novembre 2006

Des politiciens de la droite populiste déplaisante annoncent qu'ils vont tout mettre en oeuvre pour saborder le projet du tram. Ils pensent y aboutir en ayant recours au référendum.

Reste à savoir quelle est l'influence de ce groupuscule égaré qui ne compte plus que 4 députés sur un total de 60.

 

Petit à petit l'idée du tram semble faire son chemin.

 

2007

Le 3 janvier 2007 des adeptes du tram constituent la «Nordstad-Tram asbl» qui a pour objet de promouvoir l'idée d'un tramway moderne sur l'axe Ettelbruck-Diekirch.

Le bruit court en effet que la ligne de chemin de fer existante pourrait disparaître dans le cadre des travaux de réaménagement de la route nationale, ce qui serait évidemment contraire à la politique de promotion des transports en commun et notamment du rail.

Le 24 janvier 2007 on peut lire un article intéressant dans l'hebdomadaire «Revue». Il paraît que le ministère des transports et le conseil échevinal de la ville de Luxembourg sont sur le point de se prononcer définitivement sur l'itinéraire du tram en ville.

Reste à résoudre la question du pont Adolphe, qui présente des signes de vieillesse et de faiblesse.

16 mars 2007

Visite à Bruxelles. Monsieur Marc Grieten (à gauche), chef du département projets, réseau et méthodes de la direction tram nous présente le matériel flambant neuf des séries 3000 et 4000.

Les rames articulées de la série 4000 mesurent pas moins de 43,22 mètres mais s'intègrent parfaitement dans le tissu urbain. Les véhicules se distinguent nettement des trams anciens par leur design à la hauteur des goûts contemporains.

Contrairement à l'idée qui s'était forgée dans les années 60 et 70, à savoir que le tram était un moyen de transport désuet, Bruxelles mise donc sur le tram moderne pour rendre les transports en commun plus attractifs. Il s'agit également d'un défi à une époque où les problèmes de l'environnement se font de plus en plus sentir. 

17 mars 2007

Hearing au Grand Théâtre de Luxembourg sur l'avenir du pont Adolphe, qui connaît quelques faiblesses après plus de 100 ans d'existence.

Le sujet est lié indirectement au projet de la construction d'un tram moderne à Luxembourg. Les experts réussissent à dégager quelques idées fort intéressantes.

Notre association est représentée par deux observateurs, à savoir Patrick Ries et Claude Oswald.

Avril 2007

Comme s'il fallait à tout prix semer la discorde, les adversaires du tram se lancent dans une nouvelle campagne de dénigrement. Au lieu de servir des arguments tant soit peu convaincants les adeptes de la polémique se contentent en effet d'affirmations gratuites et de méchancetés du genre:

«Le tram n'est rien d'autre qu'une variante folklorique du bus!» (cf. lettre Lutgen).

Par ailleurs les adversaires du tram ne manquent pas de recourir à la diffamation pour accuser le gouvernement de discriminer systématiquement le «projet» Schummer (cf. Lux. Wort: "Die Interessensgruppe RER Luxemburg hat der Regierung Parteilichkeit in der Nahverkehrsplanung für die Hauptstadt vorgeworfen. Verkehrsministerium und bestimmte Parteien würden einseitig das Konzept "liichte Tram" favorisieren und hätten dieses durch eine Studie absegnen lassen.

Das Alternativkonzept "Bus-Bunn" werde ständig behindert und schlecht gemacht , beschwerte sich Ingenieur Georges Schummer (…)."

On se rend compte à quel point les opinions sont divisées … et qu'il sera difficile, sinon impossible de revenir à une discussion sereine.

Juin 2007

Moment difficile pour nos amis de la Nordstad-Tram asbl, puisque le projet retenu pour l'urbanisation de la vallée de la Sûre entre Ettelbruck et Diekirch reflète à première vue et de façon singulière l'esprit des années 60, lorsque le tout-auto était à la mode.

  Le rail n'y est simplement plus prévu!

De son côté le député chrétien-social M. Wolter, connu pour ses dérapages provocateurs, fait savoir dans une interview à la télévision que le tram à Luxembourg-Ville ne devrait pas être traité de manière prioritaire. Question peut-être de nourrir des espoirs parmi les adversaires du tram, qui entendent toujours construire leur petit métro ...

21 juin 2007

(in: Tageblatt)

Moment historique pour ainsi dire, puisque le ministre des transports Monsieur Lucien Lux et le bourgmestre de la ville de Luxembourg Monsieur Paul Helminger signent une convention qui a pour objet la création d'un groupement d'intérêt économique sous le nom de «LuxTram», lequel devra élaborer un avant-projet détaillé servant de base au projet de loi qui sera soumis au parlement en vue de la construction du tram.

Pour une fois les fractions politiques sont unanimes, les chrétiens-sociaux, les socialistes, les libéraux et les verts, et c'est bon signe!

3 août 2007

Notre excursion d'été nous mène à Sarrebruck et permet aux participants de voir l'avancement des travaux pour le prolongement du train-tram au nord de la capitale sarroise, à Riegelsberg.

Notre guide Monsieur Welsch donne des explications hautement intéressantes et nous montre le résultat de son travail infatigable sur le terrain.

25 septembre 2007

Face aux déclarations ambiguës de certains représentants politiques au sujet de l'avenir de la ligne ferroviaire Ettelbruck-Diekirch dans le cadre du projet «Nordstad» («Ville du Nord»), 7 associations se proposent de créer une plate-forme commune pour défendre la cause du rail.

Il s'agit de l'Association luxembourgeoise des amis des chemins de fer (ALACF), de l'Aktioun Oeffentlechen Transport (AÖT), du syndicat de cheminots FNCTTFEL, du Groupement d'Etudes et de Documentation Ferroviaires (GEDF), de la Nordstad Tram asbl, du syndicat de cheminots SYPROLUX-FCPT et de la Tram asbl.

Lors d'une conférence de presse c'est notre secrétaire René Birgen qui prend la parole.

Début octobre 2007 le Ministère des Transports distribue une brochure à tous les ménages, dans laquelle il esquisse ses visions et projets à l'horizon 2020. Le tram léger y trouve heureusement sa place ...

... mais d'aucuns regrettent qu'il ne vienne pas plus vite. (voir à ce sujet aussi notre rubrique «presse»)

15 octobre 2007

Pour réagir aux déclarations de certains élus locaux qui réclament la fermeture de la voie ferrée Ettelbruck-Diekirch dans le cadre du projet «Nordstad», des représentants des syndicats et associations qui optent pour la défense du rail rencontrent le ministre des transports M. Lucien Lux et exposent leurs vues.

 

2008

Février-mars 2008

A Diekirch s'est une véritable «bataille du rail» qui s'annonce. Les élus locaux, qui sont plutôt hostiles à la voie ferrée, font savoir qu'ils ne se laisseront pas intimider par quelques individus qui veulent défendre la cause du rail. Ils font entendre qu'ils sont déterminés à radier à toujours de la carte ferroviaire la ligne Ettelbruck-Diekirch.

L'arrogance du pouvoir ne connaît pas de limites ... chez nos voisins allemands une querelle tout à fait comparable, la bataille pour leWiehltalbahn prend des proportions autrement angoissantes, puisque les élus locaux menacent de mettre en prison les défenseurs du rail, s'ils continuent de faire circuler des trains. (1)

Où cela nous mènera-t-il? 

(1) voir sous www.wiehltalbahn.de

29. November 2007

Im November haben die Stadt Waldbröl, die Gemeinde Reichshof und die Stadt Wiehl beim Landgericht Bonn (Waldbröl, Reichshof) bzw. Landgericht Köln (Wiehl) Klage gegen den Förderkreis zur Rettung der Wiehltalbahn und die Rhein-Sieg-Eisenbahn eingereicht. Sie beantragen die Beklagten zu verurteilen, an die Klägerinnen die Grundstücke der Wiehltalbahn herauszugeben und sie zu verurteilen es zu unterlassen, die Grundstücke zum Betreiben einer Eisenbahninfrastruktur oder zur Erbringung von Verkehrsleistungen auf dem Gebiete der Personen- oder Güterbeförderung zu benutzen und der Beklagten für jeden Fall der Zuwiderhandlung ein Ordnungsgeld bis zur Höhe von 250.000 € oder eine Ordnungshaft bis sechs Monaten anzudrohen.

20 mai 2008

Le ministre des transports révèle enfin où le tramway devrait circuler un beau jour dans le futur. Voir à ce propos notre rubrique «presse».

 

15 septembre 2008

La Ville de Luxembourg change ses lignes de bus pour améliorer l'offre aux utilisateurs. Il s'agit en passant d'une étape en vue de la construction du tram.

 

16 septembre 2008

Le retour du BTB ?

Lors d'une conférence de presse en présence du ministre des transports M. Lucien Lux et de la maire de la ville d'Esch-sur-Alzette Mme Lydia Mutsch on apprend que le Sud du pays pourrait être doté d'un système de train-tram à l'horizon 2020.

C'est pour le moins une initiative fort louable ... qui ne manquera pas de susciter l'intérêt de nos amis de la «Nordstad Tram asbl».

 

28 octobre 2008

Le ministre de l'intérieur Monsieur Halsdorf présente le plan directeur sectoriel «transports» qui prévoit une série de mesures dans le domaine de l'infrastructure routière et ferroviaire, à l'horizon 2020 voire 2030.

Le document qui contient 257 pages prévoit des réseaux de trams dans la capitale et dans le sud du pays et servira sans aucun doute de base de discussion dans les mois et années à venir.

 

7 novembre 2008

Visite à Ludwigshafen (en Rhénanie-Palatinat) à l'occasion de la fermeture d'une ligne de tramway en souterrain.

Dans les années 1970 les responsables voulaient doter la ville (qui compte environ 160.000 habitants) d'un réseau de métro destiné à remplacer les trams en surface. Cette politique s'inscrivait notamment dans la logique de la «autogerechte Stadt» («ville adaptée à la voiture») qui était à la mode à cette époque.

A l'heure actuelle tout le monde convient qu'on avait vu trop grand, et on se réjouit largement que le métro n'ait jamais été achevé. Pour preuve, le tram classique qui circule dans la rue a été modernisé, tandis que la ligne 12 qui circule pour une bonne partie en souterrain, vit ses derniers moments. Elle était devenue un gouffre sans fond.

Reste à espérer que les décideurs politiques au Luxembourg tirent la bonne leçon et évitent de tomber dans le piège de ceux qui ne cessent de faire l'éloge du système «Schummer».

Un métro qui est boudé par le public.

Côté rue l'accueil n'est guère réconfortant. Qui oserait s'aventurer dans un trou noir ...?

Terminus pour un métro qui n'a jamais été achevé.

 

2009

Janvier-février 2009

A l'approche des élections législatives du 7 juin 2009 la Tram asbl se propose de rencontrer les partis politiques.

L'écho est assez positif du côté du parti chrétien-social. Les socialistes, les libéraux et les verts affichent leur volonté de poursuivre le projet de tram léger en ville qui est à l'étude.

Seule la droite populiste représentée par le parti ADR s'oppose à ce projet.

 

Avril 2009

C'est le début de la campagne électorale, et la droite populiste saisit l'occasion pour attaquer le tram. En fait elle mise sur le mauvais cheval en proposant un métro.

 

Mai-juin 2009

Pour la fête du 1er mai les partis politiques -  à l'exception du PCS -  affichent leurs couleurs ...

... mais tout le monde n'est pas un sympathisant de la droite populiste respectivement du parti ADR.

 

9 mai 2009

On pensait naïvement que les grands partis politiques étaient tombés d'accord pour construire le tram ensemble avec les nouvelles gares périphériques ...  mais voilà que certains membres du parti chrétien-social affichent une attitude ambiguë voire hostile au tram.

Lors du congrès extraordinaire du syndicat national des cheminots FNCTTFEL le ministre des transports M. Lucien Lux désigne ce revirement d'indigne.

 

14 mai 2009

13 ans après notre première visite du chantier du train-tram à Sarrebruck beaucoup de choses ont changé dans la Sarre, mais pas au Luxembourg. Le train-tram moderne fait partie de la vie quotidienne chez nos voisins, et il circule à la satisfaction de tout le monde entre Sarreguemines en France et Riegelsberg-Süd en passant par le centre de la capitale sarroise.

Notre association se propose d'inviter ses membres, la presse luxembourgeoise et les partis politiques qui font preuve d'un esprit constructif à découvrir l'état des travaux au nord du terminus de Riegelsberg-Süd, sachant que la traversée de la ville en mode tram est prévue pour l'automne 2009. Ultérieurement les véhicules du «Saarbahn» devront rejoindre Lebach en empruntant l'assiette de l'ancienne ligne du «Köllertalbahn» («chemin de fer de la vallée de la Köller»).

Pour des raisons pratiques nous effectuons ce voyage en autobus.

Le responsable du «SaarBahn&Bus» Monsieur Norbert Reuter lors de son allocution. A sa droite la responsable des relations publique Madame Christa Horn.

Entre Saarbrücken-Hauptbahnhof et Riegelsberg-Süd nous empruntons le tram, pour continuer ensuite notre visite guidée en autobus.

C'est là que s'arrêtent provisoirement les rails ...

... mais l'intérêt pour le tram et le train-tram n'est pas à sa fin. Notre association se propose de continuer la discussion lors d'un repas digne de ses invités, au restaurant «Herrgottswinkel» à Heusweiler, en joignant l'utile à l'agréable. L'adresse vaut vraiment le détour!

A Riegelsberg l'infrastructure est donc prête! Sommes-nous prêts à Luxembourg pour aborder le sujet?

 

7 juin 2009

Lors des élections parlementaires les partis qui s'étaient prononcés en faveur du tram peuvent globalement défendre leur position.

La droite populiste qui avait propagé à grands moyens la construction d'un tunnel ferroviaire au lieu d'un tram, perd un siège et perd définitivement son statut comme fraction parlementaire.

Sur 10 ans il est d'ailleurs intéressant de noter que le parti ADR avait obtenu 7 sièges en 1999 lorsqu'il avait plaidé pour des autobus à articulation afin de résoudre les problèmes de la circulation.

En 2004 le parti n'obtient plus que 5 sièges, et en 2009 il tombe à 4 sièges, au moment où il propose son tunnel ferroviaire.

 

8 juillet 2009

Tandis que le parti chrétien-social et le parti socialiste engagent des négociations en vue de la formation du nouveau gouvernement de coalition, les syndicats de cheminots FNCTTFEL-Landesverband et FCPT-Syprolux, l'Actioun Öffentlechen Transport et la Tram asbl organisent un piquet devant le bâtiment du ministère du travail pour rappeler l'importance des projets ferroviaires, et notamment du tram en ville.

Le ministre des transports Lucien Lux prend le temps nécessaire de dialoguer avec les manifestants.

 

23 juillet 2009

Dans le cadre des négociations en vue de la formation d'un nouveau gouvernement de coalition il est décidé de regrouper plusieurs ministères sous un même toit, à savoir les travaux publics, l'aménagement du territoire, les transports et l'environnement. Ce regroupement non seulement répond à une certaine logique mais semble assez prometteur pour ce qui est du dossier tram.

Le 23 juillet 2009 Claude Wiseler, membre du parti chrétien-social, est assermenté comme Ministre du Développement durable et des Infrastructures.

 

29 juillet 2009

A l'occasion de la présentation du programme gouvernemental pour les années 2009 à 2014, le Premier ministre Monsieur Jean-Claude Juncker souligne la volonté du gouvernement de poursuivre le projet de tram léger en ville.

Voir à ce propos notre rubrique "Presse".

 

8 août 2009

Randonnée d'un autre genre:

Au lieu de "baiser" les trams, nous nous proposons de profiter du temps estival pour effectuer une balade à pied sur l'assiette de l'ancienne ligne ferroviaire Bruxelles - Tervuren.

La première partie de la promenade passe par un parc et est vraiment agréable.

A l'endroit du musée du transport urbain nous pouvons jeter un regard sur les travaux d'aménagement de la voie du tram, dans le cadre du prolongement de la ligne 94 (eh oui, à Bruxelles on fait du concret!). Les lignes 39 et 44 sont ainsi temporairement interrompues, et les clients doivent se déplacer à pied sur une distance de 150 mètres pour continuer leur voyage.

L'art au bord de la voie:  Monument en acier aux allures modernes qui rappelle le bon vieux temps.

Plus loin une section de l'ancienne voie ferrée a été reconvertie en ligne de tram rapide.

Il va sans dire que pour des raisons de sécurité cette section est interdite aux randonneurs ...  la promenade suit donc le tracé de la ligne à une certaine distance.

Autre point de vue, à l'endroit où le tram croise le Ring. Il n'y a que le vacarme ininterrompu de la circulation routière qui dérange.

Priorité au tram!

Au terminus du tram 39 à Ban Eik la promenade reprend le tracé de l'ancienne ligne de chemin de fer jusqu'à Tervuren.

Après 11 kilomètres de marche la promenade s'achève à l'endroit de l'ancienne gare de Tervuren, dont il ne reste plus que le hangar à marchandises reconverti en restaurant.

Pour rentrer au centre de Bruxelles nous prenons le tram 44 dont le terminus se trouve à 2 pas.

Vous trouvez une description détaillée du trajet à pied sous  http://www.cheminsdurail.be/dejaegher/160.pdf .

 

26 septembre 2009

Jour de fête pour les habitants de la Sarre, puisqu'ils voient le prolongement de leur réseau de train-tram vers Etzenhofen. Notre secrétaire et notre trésorier se font un honneur de participer à l'inauguration de la nouvelle section de ligne entre Riegelsberg-Süd et Etzenhofen.

 

2010

8 janvier 2010

Entrevue avec le ministre du développement durable Claude Wiseler.

Dans un cadre hivernal le ministre fait savoir qu'il s'engage pour la réalisation du projet tram, qui fait partie d'un ensemble de mesures importantes et nécessaires. Il note cependant que la crise économique amène le gouvernement à redéfinir la priorité de certains projets. Des réflexions et des négociations auront lieu dans ce sens, au cours de la première moitié de l'exercice 2010.

L'entrevue permet par ailleurs d'aborder un certain nombre de questions de détail et d'évoquer en passant le projet de monorail proposé par le groupe privé Guy Rollinger. Nous comprenons que ce projet qui fait la fureur dans la presse, n'est pas considéré comme prioritaire par le gouvernement.

 

Avril 2010

La crise financière et économique fait que le Luxembourg passe un moment difficile. Les mesures d'austérité présentées par le ministre des finances Luc Frieden ne sont pas du goût de tout le monde, et les négociations entamées entre partenaires sociaux dans le cadre de la "tripartite" (gouvernement, patrons et syndicats) mènent à une impasse.

Pour compenser certaines pertes de revenus le premier ministre Jean-Claude Juncker propose la gratuité des transports en commun aux salariés, mais il ne dit pas comment les entreprises de transport (autobus et chemins de fer) pourraient prendre en charge tout ce monde.

Ironie du sort, dans les mois qui ont précédé les négociations les responsables politiques ont fait comprendre que des projets comme le tram en ville ne seraient réalisés que sous réserve que leur financement soit garanti.

 

5 mai 2010

 

Le tram, une victime de la crise financière et économique:  Dans son discours sur l'état de la Nation, le premier ministre J.-Cl. Juncker fait savoir que le tram en ville ne sera pas construit avant 2014. Pour nous, c'est la déception, mais c'était prévisible.

 

En toute hypothèse il n'est pas question de recommencer à zéro, mais nous pensons que les milieux hostiles au développement des transports en commun ne manqueront pas d' interpréter la décision du gouvernement comme un moratoire ...  et de relancer leurs campagnes de dénigrement.

 

Voici le texte officiel tel qu'il est publié sous  www.gouvernement.lu :

 

D'Verbesserung vun der Mobilitéit bleift fir d'Regierung prioritär. Den öffentlechen Transport muss weiderhin ausgebaut ginn. Mee dat heescht awer net datt een eidel oder bal eidel Busse muss fuere loossen. Bei de Buslinne gëtt gespuert, mee 't gëtt net gespuert ouni nozedenken. Déi Buslinnen déi vill gefuer a genotzt ginn, déi gi verstäerkt. D'Investissementer an d'Schinn hunn absolute Virrang. Well mir brauchen zousätzlech Kapazitéiten an e qualitativ héichwäertegt Schinnennetz. Den zweegleisegen Ausbau vun der Péitenger Zuchstreck gëtt fäerdeg gemaach an d'Erneierung vun der Beetebuerger Streck gëtt ugefaang. Et gëtt weider an d'Logistikstrukture vu Beetebuerg investéiert an d'Terminalinfrastrukture fir "d'autoroute ferroviaire" Lëtzebuerg-Perpignan ginn ausgebaut. De Centre de remisage an de Réamenagement vun der Stater Gare gi weidergedriwwen, d'Nordstreck gëtt punktuell verbessert. Den Investitiounsbudget vun der Bunn wäert an den nächste Joren iwwer de Budgetsmëttelen déi fir de Stroossebau gebraucht wäerte gi leien. Dat ass och dann nach wouer wa mer eng Rei vu geplangtenen Investissementer an d'Schinn net kënnen an deenen nächste Jore realiséieren. D'Zuchlinn op de Kierchbierg an eng nei Eisebunnsstreck op Esch – si eleng géng 1,6 Milliarden Euro kaschten – kënnen net gebaut ginn. D'Regierung hällt un de Prinzipië vum Mobilitéitskonzept "Mobil 2020" fest. Den Tram ass een Deel vun dësem Konzept. E kann awer wéinst de finanzielle Schwieregkeeten mat deene mer eis mussen ausernee setzen net schon an de Joren 2012 an 2013 ugefaang gi mee eréischt 2014.

 

2011

9 octobre 2011

Lors des élections communales la droite populiste "anti-tram" rate la majorité absolue à Luxembourg-Ville.

En fait le parti ADR garde l'unique siège au conseil communal qu'il avait déjà obtenu en 2005. Les autres partis se partagent les 26 sièges "restants".

Notons aussi que le président de l'asbl RER Luxembourg se présente comme candidat chrétien-social mais qu'il n'est pas élu. La droite conservatrice reste largement divisée sur la question du tram ou du train souterrain.

 

2012

3 mars 2012

Visite du métro léger de Charleroi

Au sujet du métro léger de Charleroi qui n'est ni tram ni métro (au sens classique du terme), on peut lire sur Internet :

Le Métro Léger de Charleroi (MLC), le réseau prémétro carolorégien,  est certainement l'un des grands travaux inutiles belges les plus connus. Dans les années 70, ce réseau est conçu comme un très grand réseau de métro, avec une boucle centrale et pas moins de huit antennes vers les communes périphériques . Ces plans, fort exagérés, faisaient partie de la fameuse "wafelijzerpolitiek" ("politique du donnant-donnant" ou encore "politique du gaufrier" en français), qui stipulait que pour chaque investissement dans le nord du pays, il en fallait un autre dans le sud, et parfois aussi inversement. C'est donc ainsi qu'il a fallu un grand réseau de métro à Charleroi, même si les besoins de la ville n'ont jamais été aussi importants que ceux projetés dans les plans. L'histoire du MLC est bien documentée dans d'autres sources, donc je ne vais pas à nouveau tout vous raconter. Le plus important, c'est que - pour cause de manque d'argent, bien évidemment - une grande partie des plans n'a jamais été réalisée, et une autre partie que partiellement.

Seule une antenne est complètement construite: celle vers Anderlues (...). A l'origine, on voulait faire terminer cette antenne à Fontaine-l'Evêque, mais on a choisi de maintenir la ligne jusqu'à Anderlues, via l'ancien itinéraire des chemins de fer vicinaux. Cette solution n'a pas été forcément choisie pour les masses de gens qui prennent le tram à cet endroit, mais plutôt parce qu'il y a un dépôt à Anderlues qui n'aurait plus été connecté au réseau. Cette antenne ouest vaut elle-même déjà tout un reportage pour ses scènes surréalistes: des grands viaducs dans des paysages industriels déserts, des stations de métro au milieu de nulle part, des tunnels (fort chers) sous des champs (!) etc. Une autre antenne est partiellement en service, celle qui mène jusqu'à la station Gilly. La commune du même nom est plutôt peuplée, donc il y a relativement beaucoup de monde sur cette antenne. La boucle centrale est construite en grande partie, mais il manque une partie vitale entre les stations Parc et Sud (gare de Charleroi-Sud). Par conséquent, les trams provenant des deux antennes (Anderlues et Gilly) roulent alternativement vers ces deux terminus, étant donné qu'il n'est pas possible de faire toute la boucle. Voici les seuls tronçons complètement construits et en service du grand réseau qui était projeté.

Le plus frappant dans tout le Métro Léger de Charleroi, ce sont les tronçons qui sont bel et bien (partiellement) construits, mais qui n'ont jamais été mis en service. Le plan se passe de commentaire. Ce reportage est là pour montrer tous ces tronçons. Selon les plans d'origine, l'antenne qui va jusqu'à Gilly, était censée aller jusqu'à Soleilmont. Résultat, il y a quelques deux kilomètres de gros oeuvre après cette station, y compris deux stations inachevées. Mais la situation de l'antenne qui mène vers la station Centenaire (Montignies-sur-Sambre) et plus loin encore, vers Châtelineau selon les plans d'origine, est encore plus flagrante. Jusqu'à Centenaire, cette ligne est entièrement construite, avec tous les équipements: gros oeuvre, voies, signalisation, ligne aérienne, et les stations sont complètement finies. Après Centenaire, le gros oeuvre continue encore pendant deux kilomètres, y compris quelques tunnels longs et fort chers. Mais malgré tout cela, ce tronçon n'a jamais été mis en service. Tout était (et est) prêt pour faire circuler des trams jusqu'à Centenaire, mais à ce moment-là, on s'est rendu compte que l'exploitation aurait coûté trop cher. La ligne vers Jumet, dans le nord, mérite également une mention; il s'agit d'une ligne à double voie de quatre kilomètres sur la Chaussée de Bruxelles, ancienne ligne des chemins de fer vicinaux. Cette ligne est utilisée quotidiennement, mais seulement pas des trams qui sortent de et rentrent au dépôt de Jumet, sans voyageurs. En plus, la ligne continue pour deux kilomètres jusqu'à Gosselies, mais les voies ont été goudronnées en partie. Ces trois tronçons font l'objet de ce reportage; regardons un peu ce qu'il en est aujourd'hui.

Le métro léger de Charleroi restera sans doute l'expression de la folie des grandeurs et d'un énorme gaspillage de deniers publics. En ce sens il nous servira d'avertissement, quand les adeptes du RER souterrain veulent nous faire croire qu'ils ont la solution miracle pour la capitale du Grand-Duché de Luxembourg.

Disons quand-même que le métro léger de Charleroi après avoir sombré dans la morosité pendant de longues années, connaît aujourd'hui un certain renouveau. En ce début 2012 la boucle centrale est enfin achevée, et l'antenne de Gilly est mise en service sur son parcours intégral jusqu'à Soleilmont.

Si la région de Charleroi n'attire pas forcément les touristes à cause de son caractère industriel, le métro léger vaut cependant le détour pour ceux qui s'intéressent au développement des  transports publics, et qui savent tirer les bonnes leçons.

 

19 avril 2012

Le ministre Wiseler (CSV) présente sa "stratégie globale pour une mobilité durable", en abréviation "MODU", et relance l'idée de la construction d'un tram à Luxembourg-Ville.

Le document reste cependant muet sur la question de savoir ce qu'il en sera de la ligne de chemin de fer Ettelbruck - Diekirch que d'aucuns voudraient supprimer dans le cadre du projet "Nordstad". Il ne parle pas non plus de la réactivation d'anciennes lignes ferroviaires (telle que l'antenne Kleinbettingen - Steinfort), ni de la construction d'une ligne directe entre Luxembourg et Saarbrücken.

Reste à voir finalement si le projet "MODU" aura plus de chances d'être réalisé que d'autres projets qui ont été présentés dans le passé. Après l'avortement du fameux "BTB 2002" qui devait être opérationnel en 2002, nous nous permettons d'être sceptiques.

Cliquer ici pour atteindre le document.

 

11 mai 2012

Visite des lignes 16 et 18 du réseau de Bonn à Köln

Ces lignes étaient autrefois connues sous le nom de "Rheinuferbahn" et "Vorgebirgsbahn". Elles ont une longue tradition, et elles ont été modernisées à plusieurs reprises.

Aujourd'hui elles offrent tous les aspects d'un système en surface et en tunnel.

Au départ de Bonn la ligne 16 circule en souterrain à la manière d'un métro.

Plus loin elle circule en surface mais en site propre, tel un chemin de fer.

Au Barbarossaplatz à Köln le tram retrouve tous ses honneurs.

Sous la terre par contre on a l'impression de voyager dans un train fantôme.

A l'endroit où se trouvaient les archives de la ville un panneau rappelle que les constructeurs de tunnels se trompent parfois.

Par contre nous serions tentés de dire qu'une station aux allures de gare ferroviaire en pleine rue au centre ville n'est peut-être pas la solution idéale d'un point de vue esthétique.

A Bornheim le "18" reprend les allures d'une ligne de chemin de fer régionale. Ici les installations sont adaptées aux alentours.

 

14 juin 2012

Débat de consultation à la Chambre des Députés au sujet du concept de mobilité et du tram dans la Ville de Luxembourg.

Ce n'est pas la première fois que le parlement luxembourgeois discute du tram, mais au moins tous les partis politiques sont d'accord sur le principe du tram (sauf la droite folklorique qui joue son rôle d'enfant terrible).

Le ministre compétent Claude Wiseler fait savoir que le dépôt d'un projet de loi pourrait avoir lieu en 2013. Il explique dans ce contexte que le tram est un élément essentiel dans le cadre du développement d'une ville.

Claude Wiseler se dit persuadé qu'une fois la première ligne réalisée, les propos anti-tram cèderont vite la place aux revendications des différents quartiers, d'être raccordés au tram.

 

28 juin 2012

Le Ministère du Développement durable et des Infrastructures, la Ville de Luxembourg et le G.I.E. Luxtram organisent une réunion d’information sur le projet de tram à Luxembourg-Ville au "Tramschapp" à Limpertsberg.

Le cadre convient parfaitement, et le ministre compétent Claude Wiseler sait convaincre le public. Il se sent à l'aise dans le sujet, il connaît le dossier et il reste maître de la situation tout au long de la soirée.

Les quelques opposants du parti ADR n'arrivent pas à le déboussoler, de même qu'un emmerdeur insolite qui voudrait revenir en arrière et imposer une discussion sur le tunnel de Georges Schummer. Les applaudissements du public sont pour Claude Wiseler qui met un terme à ce folklore.

Seul bémol pour le président honoraire de la fédération nationale des cheminots Nico Wennmacher : le ministre lui fait savoir que l'exploitant du tram sera déterminé suivant les règles du jeu fixées par l'Union Européenne. Nico Wennmacher aurait préféré que le tram soit exploité directement par la Ville de Luxembourg.

 

De gauche à droite : François Bausch, membre du parti Les Verts et échevin de la Ville de Luxembourg,

Xavier Bettel, membre du parti libéral et bourgmestre de la Ville de Luxembourg,

Claude Wiseler, ministre du Développement durable et des Infrastructures.

 

 

 

31 août 2012

 

Visite du réseau de Mainz.

 

La capitale du land de Rheinland-Pfalz dispose d'un petit réseau de 3 lignes numérotées 50, 51 et 52. Dans la pratique les lignes 50 et 51 suivent sur 90 pour-cent de leur parcours le même trajet, de sorte que le visiteur découvre en fait 2 lignes.

 

"Klein aber fein", le réseau fait bonne impression, aussi bien pour ce qui est du matériel roulant que de l'état des voies. Il existe une rampe impressionnante de 9,54 pour-cent entre le Schillerplatz et le Gautor, dans l'axe de la Gaustraße.

 

Alors que le réseau était menacé à un certain moment de fermeture, il existe actuellement des projets d'extension.

 

 

Mainz Hauptbahnhof.

 

 

Mainz Jägerhaus. Ici la ligne est à voie unique, mais cela ne semble pas poser de problème.

 

 

Un tram dans la célèbre rampe entre le Schillerplatz et le Gautor. Malgré l'étroitesse de la rue et la topographie difficile le véhicule se fraye aisément son chemin.

 

 

Vue impressionnante sur un site extraordinaire.

 

 

Le terminus de Finthen Poststraße, sous les arbres, reflète une certaine paisibilité.

 

 

12 octobre 2012

 

Visite du tram de Tackheide.

 

La ligne 043 qui aboutit à Tackheide fait partie du réseau métrique de Krefeld. Elle sera "raccourcie" en 2013, étant donné la faible demande au terminus de Tackheide.

 

 

Le matériel roulant est neuf. L'aménagement du quai est exemplaire. Ici le tram ne gêne personne.

 

 

Endroit peu accueillant au terminus de Tackheide, sous le béton gris et monotone d'une artère routière.

C'est du "Schummer" en surface.

 

 

Retour au centre de Krefeld où le tram métrique et le tram à voie normale se partagent l'espace public. La présence d'un système à 4 rails est un phénomène plutôt rare dans le monde.

 

 

Dans la Rheinstraße le "grand" tram et le "petit" tram se côtoient.

 

 

2013

 

Février 2013

 

 

Ce n'est pas encore le début des travaux de construction du tram à Luxembourg, mais dans le cadre des travaux de rénovation du pont Adolphe c'est le début des travaux de construction d'un pont provisoire qui permettra de dévier la circulation routière. La rénovation du pont Adolphe est une condition préalable à la construction de la première ligne de tram.

 

 

8 juillet 2013

 

 

 

Manifestation à Ettelbruck contre la fermeture de la ligne ferroviaire Ettelbruck-Diekirch.

Cette fermeture qui couperait la ville de Diekirch du réseau ferrovaire national, est notamment revendiquée par le conseil communal de la ville voisine d'Ettelbruck. Même les Verts jouent la carte de la trahison.

 

La Tram asbl est représentée lors de cette manifestation par Michel Dondelinger, Patrick Ries, René Birgen, Georges Franck, Viviane Weis et Claude Oswald.

 

 

 

Le président de la Fédération nationale des cheminots Guy Greivelding lors de son discours.

 

 

13 juillet 2013

 

Visite du réseau de Charleroi.

 

Notre intérêt porte surtout sur la ligne "M3" nouvellement inaugurée.

 

Bien que le TEC parle de métro, il s'agit bien d'une ligne de tram classique en site propre, sauf pour la boucle au centre-ville de Charleroi où les véhicules circulent en souterrain.

 

 

 

 

 

La station Madeleine est aménagée en plateforme multimodale, avec un parking pour les voitures.

On voit même passer des avions à basse altitude, puisque l'aéroport de Charleroi est proche.

 

 

 

 

A la station Carrosse les rails se séparent. Le tram s'engage ici dans un sens unique.

Lors de notre visite les feux lumineux qui doivent assurer la priorité au transports en commun ne fonctionnent pas (encore), ce qui explique pourquoi le tram en provenance de Gosselies a quelques difficultés pour s'engager dans la rue principale.

 

 

 

25 juillet 2013

 

Entrevue avec le ministre Wiseler

 

Les syndicats de cheminots FNCTTFEL et Syprolux, l'Actioun Ëffentlechen Transport, l'Union Luxembourgeoise des Consommateurs, l'Association luxembourgeoise des amis des chemins de fer et la Tram asbl rencontrent le ministre compétent pour écouter ses conclusions concernant l'étude portant sur la comparaison des variantes du système de transport pour l'axe central de la future "Nordstadt".

 

Le Mouvement Ecologique boude cette entrevue.

 

D'une manière générale la réunion se déroule dans une ambiance décontractée, mais les arguments des défenseurs du rail ne semblent pas convaincre Claude Wiseler. Les explications de ce dernier reflètent en quelque sorte la mentalité des années 1950 et 1960 : d'un côté on investit dans le chemin de fer et on modernise, mais de l'autre côté on sacrifie des lignes soi-disant non rentables, et on démantèle le réseau. Dans le cas de Diekirch l'argument avancé est que la "masse critique" n'est pas atteinte pour justifier le rail.

 

Au même moment le Luxembourg vit une crise politique, et des élections anticipées sont annoncées pour le 20 octobre 2013. Il se peut donc que la décision définitive soit prise seulement après les élections, quand le nouveau gouvernement sera en fonction.

 

 

 

 

 

4 octobre 2013

 

 

Projet de Loi 6626

 

 

 

 

Le 19 octobre 2013 le Luxemburger Wort écrit : "Es ist ein Projekt, das gleich während mehreren Jahren für intensive Diskussionen und geteilte Meinungen sorgte. Seit gestern ist das Vorhaben nun endgültig in trockenen Tüchern: Der Bau der Tram zwischen dem Hauptbahnhof in Luxemburg-Stadt und der LuxExpo in Kirchberg wurde nämlich zwei Tage vor den Landeswahlen vom Ministerrat verabschiedet."

 

Etant donné que les grands partis politiques sont en faveur du tram, les chances sont grandes qu'il sera effectivement réalisé.

 

 

20 octobre 2013

 

Elections anticipées

Les élections législatives du 20 octobre font suite à la démission du premier ministre chrétien-social Jean-Claude Juncker, qui a perdu le soutien du parti ouvrier socialiste, son partenaire au gouvernement. Jean-Claude Juncker a été mis en cause pour sa gestion du Service de renseignement de l'Etat du Luxembourg (SREL),  après la découverte de dysfonctionnements dans cet organisme de l’Etat qui était sous sa responsabilité.

Le parti chrétien-social perd 3 sièges, tandis que le parti libéral en gagne 4. Très vite les Libéraux, les Socialistes et les Verts décident de former un gouvernement de coalition à trois. Le 4 décembre 2013 François Bausch (Les Verts) est assermenté comme nouveau ministre du développement durable et des infrastructures.

 

 

2014

21 janvier 2014

 

 

 

Le Conseil d’Etat donne son feu vert concernant le projet de loi 6626 portant sur la construction d’une ligne de tramway entre la Gare Centrale et LuxExpo au Kirchberg.

Le Conseil d'Etat se demande toutefois si cette première phase pourra résoudre à elle seule la problématique créée par la circulation intense des voyageurs. Il prône une extension rapide du premier tronçon.

Le Conseil d’Etat rappelle dans ce contexte la loi du 18 décembre 2003 modifiant la loi modifiée du 10 mai 1995 relative à la gestion de l'infrastructure ferroviaire, qui prévoit au point 21° le raccordement ferroviaire de Kirchberg et de Findel, d'une part à la ligne de chemin de fer Luxembourg-Gouvy (dite ligne du Nord), et d'autre part à la ligne de chemin de fer Luxembourg-Wasserbillig. Il se demande quel sera le sort de cette autorisation législative dans le contexte du nouveau concept.

 

31 janvier 2014

 

 

 

 

Mort du journaliste Jean-Claude Wolff à l'âge de 52 ans.

Il était en quelque sorte un allié et un ami.

 

 

 

21 mars 2014

 

Un dénommé Philipp Witzow lance une pétition publique contre le tram et pour un référendum. Il ne propose cependant pas d'alternative et reste muet sur la question de savoir s'il opte pour le tunnel ferroviaire ou le statut quo.

 

Entre temps l'ancien chef des autobus de la Ville de Luxembourg Georges Feltz a présenté l'idée d'un téléphérique entre la Gare Centrale et la Philharmonie, "pour résoudre les problèmes de la circulation".

 

Si l'idée en elle-même peut paraître sympathique d'un point de vue touristique, elle est cependant loin d'être une vraie alternative au tram.

 

 

27 mai 2014

 

Bützow présente sa pétition à la Chambre des Députés, après avoir obtenu quelque 7.100 signatures. Il se fait seconder entre autres par Sven Clement du parti des pirates (lequel n'a cependant pas de siège au parlement).

 

Le ministre du développement durable et des infrastructures François Bausch défend le projet du tram, de même que les représentants des autres partis politiques.

 

 

4 juin 2014

 

 

Date historique pour le tram : le parlement vote en effet le projet de loi no. 6626 portant sur la construction d'une ligne de tramway à Luxembourg entre la Gare Centrale et le Circuit de la Foire Internationale au Kirchberg.

 

Le tram ne roule pas encore, mais il a franchi une étape autrement importante.

 

 

Des femmes et des hommes engagé(e)s pour le tram : la rapportrice du projet de loi Josée Lorsché (déi Gréng/ les Verts).

 

 

 

L'ancien ministre des infrastructures Claude Wiseler qui avait déposé le projet de loi.

 

 

 

Le représentant du parti socialiste Roger Negri.

 

Notre trésorier suit les débats depuis la tribune des visiteurs. Comme il a un autre rendez-vous ce soir-là, il ne peut malheureusement rester jusqu'à la fin.

 

 

14 août 2014

 

Visite du tram de Reims.

 

Reims, ville d'environ 180.000 habitants, dispose depuis 2011 d'un tram moderne et attractif qui se distingue à plusieurs points de vue :

  • Le design des rames a été choisi par la population pour son analogie avec une flute à Champagne.

  • Les rames se présentent en différentes couleurs : fuchsia, lavande, azur, pistache, mandarine, écarlate, turquoise, citron et gris (argenté).

  • Les rames sont à plancher bas.

  • Les rames sont alimentées par le sol au centre-ville, ce qui rend les câbles aériens superflus.

  • Les rames sont équipées de caméras au lieu de rétroviseurs.

L'aménagement de l'espace urbain à la suite de la construction du tram est une réussite.

 

 

 

Au terminus de la ligne B en bas de la gare TGV Reims Champagne-Ardenne.

 

 

 

Rencontre de 2 trams aux couleurs différentes.

 

 

 

Alimentation par le sol. Le système est évidemment sans danger pour les piétons.

 

 

 

Caméra remplaçant le rétroviseur traditionnel.

 

 

 

Le tram moderne devant la cathédrale mondialement connue.

 

 

21 octobre 2014

 

Création de la société LuxTram s.a. qui aura pour mission d'exploiter le tram à Luxembourg.

 

 

La société LuxTram est une société de droit privé dont le capital appartient cependant aux pouvoirs publics

(par deux tiers à l'Etat et par un tiers à la Ville de Luxembourg).

 

 

24 octobre 2014

 

Appel de candidatures lancé par Luxtram pour la fourniture du matériel roulant.

 

 

Cliquez ici.

 

 

18 mai 2015

 

Luxtram commande 21 trams de type "Urbos" chez CAF en Espagne.

 

Voir aussi notre rubrique "Presse".

 

 

 

 

1er juillet 2015

 

 

Présentation du design du futur tram de Luxembourg.

 

Les décideurs ont décidé à huis clos d'opter pour un design "moderne".

 

Au sein du comité de la Tram asbl les opinions sont divisées.

 

 

Dans le grand public la question ne semble pas susciter beaucoup d'intérêt.

 

 

 

 

 

6. und 7. August 2015

Tram-Tour Ruhr

Unser diesjähriger Sommerausflug bot so manchen Leckerbissen und war abwechslungsreich. Wir fuhren mit der Straßenbahn, mit der Stadtbahn und der U-Bahn. Eine strikte Trennung war nicht immer möglich, denn die Straßenbahn mutierte gelegentlich zur U-Bahn, während die U-Bahn ihrerseits im Straßenraum unterwegs war. Zuweilen ging es recht großstädtisch zu, und dann wiederum befanden wir uns im ländlichen Raum. Meterspur und Normalspur wechselten sich ab und benutzten hie und da die gleiche Trasse. Die Fahrzeuge machten generell einen gepflegten Eindruck, auch wenn einzelne Exemplare nicht mehr ganz jung waren.

Mögen die folgenden Bilder einen kurzen Überblick verschaffen.

 

 Düsseldorfer U-Bahn auf ländlicher Fahrt bei Mühlenkamp.

 

 Bus- und Straßenbahnhaltestelle in Sterkrade.

 

Gemeinsame Bus- und Straßenbahnhaltestelle Oberhausen Neue Mitte gelegen auf Niveau +1. Im Anschluss an diese Haltestelle befindet sich eine längere ÖPNV-Trasse.

 

Diese Fahrzeuge der U-Bahnlinie 11 in Essen fuhren früher auf der Docklands Light Railway in London.  

 

Intérieur eines DLR-Wagens.

 

U-Bahnstation auf Ebene 0. Die Anlage wirkt etwas aufdringlich und störend im Straßenbild, wird aber ihrem Zweck gerecht.

 

Die Ex-Londoner Wagen auf flotter Fahrt über eine Kanalbrücke in Deutschland.

 

Meterspur und Normalspur vereint auf gemeinsamer Trasse bei Schloss Horst in Gelsenkirchen.

 

Eher selten ist diese Art Schienenkreuzung zwischen Eisenbahn und Straßenbahn. Die Straßenbahn fährt auf einem kurzen Stück eingleisig.

 

Nicht unbedingt optimal ist diese Straßenbahnhaltestelle angelegt. Die Fahrgäste laufen Gefahr, zwischen Bürgersteig und Straßenbahn von unaufmerksamen Autofahrern überfahren zu werden.

 

Großstädtisches Flair in Bochum, wo die Straßenbahn in den Untergrund abtaucht. Über die Vor- und Nachteile der unterirdischen Trassenführung ließe sich stundenlang streiten ; aber das wollen wir ausnahmsweise sein lassen. Immerhin machte die Anlage bei unserem Besuch einen neuwertigen und sauberen Eindruck.

 

In Heven-Dorf endet die Fahrt hingegen in ländlicher Umgebung auf einer eingleisigen Trasse. Der Kontrast könnte nicht größer sein.

 

18 septembre 2015

Ouverture du contournement routier de Junglinster.

Pose de la première pierre du garage de trams à Kirchberg.

L'ouverture de l'autoroute du Nord qui coupe le Grünewald en deux, est prévue pour fin septembre.

 

Décembre 2015

Luxtram expose une maquette de tram à Kirchberg. Malheureusement le modèle présente quelques défauts.

 

 

16 février 2016

25 ans après notre première excursion nous nous retrouvons au même endroit à Düsseldorf. Beaucoup de choses ont changé entretemps.

Tram pris dans un embouteillage. Afin de rendre le système plus efficace, les responsables ont décidé de tranférer une partie du réseau sous terre. Le tunnel du Wehrhahn attend son inauguration.

Ceci ne prouve pas que les adversaires du tram au Luxembourg ont raison, mais que le tram est un moyen de transport flexible qui s'adapte à toutes les situations.

Heinrich-Heine-Allee.

 

20 juillet 2016

Luxtram pose les premiers rails à Kirchberg. Il n'y a pas de cérémonie, rien. Tant pis !

 

27 août 2016

Excursion d'été à Heidelberg.

Nous nous rendons à Mannheim par le train ; puis nous prenons le tram - à voie métrique - pour aller à Heidelberg en passant par Weinheim. De la manière nous voyageons aussi bien sur le réseau interurbain que sur le réseau urbain de Heidelberg.

Escale à Großsachsen. En général les lignes sont à double voie ; mais par endroits on trouve encore des passages à voie unique, à l'instar des anciens vicinaux.

En route pour Leimen, sur la ligne 23 du réseau de Heidelberg.

Plateforme d'échange entre tram et bus à Rohrbach Süd.

Voie unique à Leimen, à l'approche du terminus.

Pour les amateurs de trams la place "Römerkreis" à Heidelberg vaut le coup, puisque les trams circulent dans toutes les directions.

 

Novembre 2016

Notre secrétaire nous rapporte quelques photos du garage des trams à Kirchberg.

 

9 février 2017

Arrivée de la première rame de tram dans la nuit, dans l'obscurité.